Qui en est vraiment propriétaire, à quoi servent les enregistrements DNS, ce qui se passe à l'expiration et comment changer de prestataire sans couper le site. Écrit par une agence qui en administre 268, pas par un vendeur de domaines.
Rien de technique ici : ce sont les quatre points sur lesquels on voit des sites tomber, des mails disparaître ou des noms se perdre.
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Qui possède réellement le domaine
C'est la seule question qui compte vraiment, et celle qu'on oublie de poser. Le titulaire inscrit au registre est propriétaire du nom ; le prestataire qui l'a acheté pour vous ne l'est pas.
Le titulaire (« registrant ») est l'entité inscrite au registre — ce doit être vous
Le bureau d'enregistrement n'est qu'un intermédiaire, il ne détient pas le nom
Le contact administratif peut être votre agence sans que la propriété change
Un WHOIS ou une facture de renouvellement suffit à vérifier qui est titulaire
02
Les enregistrements qui comptent
Le DNS traduit votre nom en adresses. Cinq types couvrent 95 % des besoins, et les confondre est la cause la plus fréquente des pannes de site ou de mail.
A / AAAA : le nom pointe vers une adresse IP (v4 / v6) — votre serveur web
CNAME : le nom est un alias d'un autre nom, jamais d'une IP
MX : où arrive le courrier — indépendant du site web
TXT : SPF, DKIM, DMARC et vérifications de propriété
TTL : combien de temps les résolveurs gardent la réponse en cache
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Expiration : ce qui se passe vraiment
Un domaine ne s'achète pas, il se loue. À l'échéance il ne disparaît pas d'un coup : il traverse plusieurs phases, de moins en moins confortables.
Le site et les mails s'arrêtent dès l'expiration, avant toute suppression
Période de renouvellement : le titulaire peut encore renouveler normalement
Période de rédemption : restauration possible mais avec des frais spécifiques
Suppression : le nom retourne à la vente et peut être pris par n'importe qui
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Changer de prestataire
Transférer un domaine n'oblige jamais à couper le site. Le transfert de gestion et le changement d'hébergement sont deux opérations distinctes, et on peut les faire séparément.
Déverrouiller le domaine et récupérer le code d'autorisation (EPP / auth code)
Pour les gTLD, un transfert est bloqué 60 jours après création ou transfert précédent
Le transfert de gestion ne change pas les DNS : le site continue de tourner
Baisser le TTL avant une bascule d'hébergement réduit la fenêtre d'indisponibilité
Aide-mémoire
Les quatre réflexes.
Titulaire
À vérifier en premier
le nom doit être au nom de votre société, pas à celui de votre prestataire
60 jours
Blocage transfert gTLD
après une création ou un transfert précédent, règle ICANN
TTL bas
Avant une bascule
abaisser le TTL la veille limite la durée de propagation
AFNIC
Registre du .fr
les règles du .fr diffèrent de celles des gTLD comme .com
Pour être clair
On ne vend pas de domaines.
Nous ne sommes pas bureau d'enregistrement et nous ne revendons pas de noms. Ce guide n'a rien à vous vendre.
Les règles citées valent pour les gTLD (.com, .net…) et le .fr. D'autres extensions nationales ont leurs propres délais.
Ce qu'on fait, en revanche : administrer les domaines, les DNS et les bascules de nos clients — 268 noms aujourd'hui, sans coupure programmée.
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande le plus.
Mon agence a acheté le domaine : est-il à moi ?
Pas automatiquement. Vérifiez le titulaire dans le WHOIS. S'il porte le nom de l'agence, le domaine lui appartient juridiquement, même si vous l'avez payé. Cela se corrige par un changement de titulaire, généralement gratuit et rapide.
Changer d'hébergeur oblige-t-il à transférer le domaine ?
Non. Ce sont deux choses séparées. On peut changer d'hébergement en modifiant uniquement les enregistrements A, en laissant le domaine chez son bureau d'enregistrement actuel.
Combien de temps dure la propagation DNS ?
Elle dépend du TTL que vous aviez configuré avant le changement, pas du changement lui-même. Avec un TTL d'une heure, comptez environ une heure ; avec 24 h, comptez la journée. D'où l'intérêt de l'abaisser à l'avance.
Faut-il acheter toutes les extensions de son nom ?
Rarement. Protéger l'extension principale et une ou deux variantes évidentes suffit dans la plupart des cas. Au-delà, le coût de renouvellement annuel dépasse vite le risque réel — et un nom déposé sans site ne rapporte rien en référencement.
Vous vendez des noms de domaine ?
Non. Ce site est une ressource. Nous gérons des domaines pour nos clients dans le cadre de leurs projets, mais nous ne sommes pas bureau d'enregistrement et nous n'avons rien à vous vendre ici.
Un doute sur votre domaine ?
Envoyez-nous le nom : on regarde qui en est titulaire, où pointent les DNS et ce qui expire quand. Réponse concrète, sans engagement.